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Monde d’avant, monde d’après... L’exode urbain vers les territoire ruraux est un mythe !


La pandémie de Covid-19 a-t-elle vraiment bouleversé la géographie des projections et des déménagements des Français ?

Pas vraiment, selon une étude pluridisciplinaire intitulée « Exode urbain : un mythe, des réalités », menée par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU), en partenariat avec le Réseau rural français et le Plan urbanisme construction architecture.


Cette étude, lancée en juin 2021 avec le soutien du FEADER et opérée par le GIP L'Europe des Projets Architecturaux et Urbains, montre que la crise sanitaire n'a pas bouleversé la rupture résidentielle comme annoncé ou dépeint.


Selon cette étude, la géographie des projections et des déménagements des Français dans le « monde d'après » la crise sanitaire de 2020, ressemble finalement très fortement à celle du « monde d'avant », principalement structurée autour des pôles urbains, qui concentrent emplois, services, structures éducatives, ainsi qu'une grande partie de la population française.


Il s'agit d'un renforcement de « petits flux » qui, à l'échelle nationale, nourrissent cinq phénomènes largement préexistants à la crise : la métropolisation, la périurbanisation, le desserrement urbain, la « renaissance rurale » et la littoralisation.


La pandémie a plutôt accéléré les départs en provenance des grands centres urbains, en particulier des plus grandes métropoles, vers d'autres territoires, notamment des villes un peu plus petites et des couronnes périurbaines, accentuant un phénomène de « (ré)équilibrage de l'armature urbaine » déjà à l'œuvre avant la crise.


L'étude confirme ainsi que l'exode urbain est un mythe.

Il s'agit plutôt d'un changement dans la manière de vivre en ville, où les critères de choix du logement ont évolué avec la crise sanitaire.


Les Français recherchent davantage de verdure, d'espace et de confort, tout en restant proches des villes.


Le travail à distance a également joué un rôle important en offrant la possibilité de vivre plus loin des grandes villes sans pour autant perdre son emploi.


Cependant, cette nouvelle tendance ne signifie pas pour autant la fin des grandes villes, qui restent des pôles d'attraction pour les emplois, les services et les activités culturelles.


En somme, l'étude met en lumière une accélération de tendances préexistantes, plutôt qu'une révolution dans les modes de vie et de travail en France.

La pandémie a ainsi accentué l'évolution des territoires, mais n'a pas complètement bouleversé la géographie des projections et des déménagements des Français.




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